// En bref
J'ai cherché l'idée de génie pendant des mois. Love rooms, bourse, chantiers, je me suis même fait embaucher. Aucune ne tenait. Puis un jour, sur une plage, le déclic : l'idée était là depuis le début, sous mon nez. Parce qu'une idée de business, ce n'est pas un éclair de génie. C'est une équation : une niche + une douleur + ta compétence.
Aujourd'hui, j'ai la chance de vivre au Vietnam avec ma femme et ma fille, et de pouvoir travailler d'où je veux. Cette vidéo, par exemple, je l'ai écrite pendant que Giulia jouait au Kids Club. Pour moi, c'est un vrai luxe.
Mais si je te dis ça, ce n'est pas pour te vendre du rêve. Ce n'est pas pour te dire "frérot, suis ma formation et tu gagnes 10 000 balles par mois". C'est pas vrai. C'est pas la vraie vie.
Si je te dis ça, c'est parce qu'il y a quelques années, j'étais exactement là où tu es peut-être : bloqué dans une situation qui ne me plaisait pas, et surtout devant une page blanche que je n'arrivais pas à dépasser. Je me suis creusé les méninges. J'ai cherché l'idée de génie. Et je dois t'avouer un truc : je ne l'ai jamais trouvée.
En revanche, j'ai trouvé une méthode. Et c'est ce que je te raconte aujourd'hui.
// Juillet 2023
Petit flashback. Juillet 2023. Je viens de vendre les parts de ma première société à mon ancien associé, Nicolas. On est chez lui, autour de la piscine. Je discute avec Marc, son beau-père, qui me lance : "Alors, qu'est-ce que tu vas faire après ?"
Je lui réponds : "Écoute Marc, j'en sais rien." Et lui : "De toute manière Matthieu, je ne me fais pas de souci pour toi."
Je souris. On trinque. Mais ce que je ne lui dis pas, c'est que moi, au fond, je me fais un souci de ouf.
Je viens de vendre la boîte que j'ai cofondée, dans laquelle j'ai bossé pendant 7 ans. C'est moi qui ai choisi de vendre, donc je ne vais pas me plaindre. Mais je n'avais pas percuté un truc : je passe de 100 km/h à 0 km/h du jour au lendemain.
Et je me réveille avec une voix qui me dit : mais putain, tu sers à quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire demain ?
// La traversée
À partir de là, je me mets à chercher des idées dans tous les sens. Spoiler : c'était n'importe quoi.
Les love roomsJe me dis : ça me fait de l'immobilier, c'est cool. Sauf qu'il faut faire de la rénovation, que j'ai deux mains gauches et que je suis incapable de reconnaître un cruciforme d'un tournevis plat. On part mal. Next.
La bourseJ'ai gagné de l'argent avec la vente, alors autant le placer. Sauf qu'en 2023, la bourse, j'y comprends que dalle et ça ne m'intéresse pas. Je ne vais pas mettre du fric dans un truc que je ne maîtrise pas. Next.
Les chantiersUn pote artisan me propose de faire manœuvre. Allons-y. Je te rappelle que j'ai toujours deux mains gauches. Je suis une véritable catastrophe. Aucun sens. J'arrête.
Me faire embaucherJ'arrête carrément de chercher, et je me fais embaucher dans une boîte. Pendant deux semaines, je ne réfléchis plus : je suis à fond dans l'onboarding.
Tu vas me dire : "mec, t'es taré, tu pourrais te poser, profiter, partir en vacances, lire des bouquins sur la plage". Bah non. Moi, je sais pas faire. C'est pas dans mon ADN.
// Le déclic
Deux semaines plus tard, je suis à la plage avec ma chérie. Et d'un seul coup, mon cerveau qui me dit : "Au fait, c'était quoi le problème des infirmières libérales, ton ancienne cible ?"
L'administratif. La création de société, le SIRET, la caisse de retraite.
"Mais toi, tu sais faire ça."
Oui. Je sais faire. J'ai eu un cabinet comptable pendant 7 ans.
Et là je me dis : mais putain, quel con. En fait, elle est là depuis le départ. Tu cherches des trucs de ouf, tu vas sur les chantiers… mais arrête. Elle est là, l'idée.
Et le pire, c'est que je ne l'avais pas vue parce que je regardais trop loin. Je cherchais dehors ce que j'avais déjà à l'intérieur.
// L'équation
Quand je décompose mon déclic, ça donne trois briques toutes simples.
Pas les soignants. Pas les infirmières. Celles qui veulent devenir libérales.
L'administratif de l'installation. Une vraie douleur, ciblée, que j'avais identifiée.
7 ans de cabinet comptable. Pour moi, c'est de la rigolade.
Voilà ma triptyque. Rien de révolutionnaire. Juste trois choses qui se rejoignent. Si tu veux le détail de la méthode, je l'ai décortiquée ici : comment trouver ton idée de business.
// À toi
Si toi aussi tu cherches une idée, fais cet exercice tout simple. Regarde autour de toi : ta famille, tes proches, tes amis, ton job, ton ancien job, tes hobbies, tout ce que tu aimes faire.
Est-ce qu'il y a une cible que tu connais bien ? Que tu comprends vraiment ?
Plutôt que de chercher une idée de fou, commence par chercher une cible. C'est la première action. C'est tout.
// Le kit de démarrage
Un PDF à remplir au fur et à mesure, qui t'aide à trouver ta cible, sa douleur et ta compétence. En 30 minutes. Pas un truc à lire. Un truc à faire.
Récupère Le Plan B// La suite
Après mon déclic, je me suis dit : "calme-toi. T'as bu deux mojitos et ton cerveau part dans tous les sens. C'est pas pour autant que t'es devenu Bill Gates en 2-2."
Et c'est vrai. Ce n'est pas parce que tu as trouvé ta cible que tu as un business. Pour l'instant, tu as une idée. Pour être sûr que ça peut fonctionner, il faut aller voir la cible en question et vérifier avec elle.
C'est exactement ce que je t'explique dans l'article suivant : comment valider ton idée avant de la lancer.
// FAQ
Arrête de chercher l'idée de génie, elle ne viendra pas. Cherche d'abord une cible que tu connais déjà : ta famille, ton job, ton ancien job, tes hobbies. L'idée naît de la rencontre entre cette cible, sa douleur et ta compétence.
Non. Mon idée n'avait rien de révolutionnaire : aider des infirmières à gérer l'administratif de leur installation. Ce qui compte, c'est qu'elle réponde à une vraie douleur, pour des gens précis.
Parce que tu cherches au mauvais endroit. Tant que tu attends l'éclair de génie, tu regardes loin, alors que la réponse est souvent dans ton propre parcours, ton métier ou ton expérience passée.
Ça peut prendre des mois, et passer par pas mal de fausses pistes. Moi, j'ai essayé les love rooms, la bourse, les chantiers, et je me suis même fait embaucher avant que le déclic arrive.
Surtout pas foncer. Tu n'as qu'une hypothèse. L'étape suivante, c'est d'aller la valider auprès de ta cible pour vérifier qu'elle est prête à payer.
Matthieu Theveniaud · Je bâtis des business dans la santé depuis 2016. Je montre aux soignants comment faire pareil.