Valider son idée de business : comment vérifier qu'elle tient la route

Valider son idée de business : comment vérifier qu'elle tient la route

// En bref

Ton idée n'est qu'une hypothèse tant que ta cible ne l'a pas validée. Pour vérifier qu'elle tient la route, une seule méthode : va discuter avec ta cible. En 3 temps la débusquer, entrer en contact en apportant de la valeur, puis décrocher des appels pour creuser ses douleurs et vérifier qu'elle est prête à payer. 5 à 10 entretiens suffisent pour savoir si ton business est réel.

Tu as ta niche, tu as la douleur, tu as la compétence. Donc tu as une idée de business. Sauf que ça, ça reste une idée. Et tant que tu ne l'as pas vérifiée, tu ne sais pas si elle peut fonctionner.

Pour le savoir, il n'y a qu'une seule possibilité : aller discuter avec ta cible. C'est ce qu'on voit aujourd'hui je te montre exactement comment j'ai fait sur mon dernier business.

(Si tu n'as pas encore ton idée, commence par l'étape d'avant : comment trouver l'idée qui peut te sortir du salariat.)

Moi, c'est Matthieu. Comme toi, j'étais salarié avant. Depuis 2016, je me suis lancé à mon compte : j'ai monté 4 sociétés et j'en ai revendu 2. Aujourd'hui, j'aide les salariés, indépendants ou freelances qui en ont marre de leur job à se créer une voie alternative une autre rémunération, sans tout envoyer péter, sans remettre en question leur confort de vie, et surtout sans sauter dans le vide.

// La méthode

Vérifie ton idée en 3 temps

Pour valider mon idée sur mon dernier business, j'ai fonctionné en 3 étapes.

01

Débusque ta cible

Trouve où elle se cache et immerge-toi dans sa culture.

02

Entre en contact

Fais-toi repérer en apportant de la valeur, sans spammer.

03

Creuse en appel

Décroche des entretiens pour comprendre ses vraies douleurs.

// Étape 01

Débusque ta cible

Première étape : savoir où se cache ta cible, où elle va, comment la débusquer. Je te rappelle mon cas concret : j'accompagne les infirmières qui veulent débuter en libéral.

Ce que j'ai choisi de faire : aller sur Facebook et me servir de la barre de recherche. J'ai tapé "infirmier", "infirmière", et j'ai regardé les groupes qui sortaient. Évidemment, pas de groupe "infirmières qui débutent en libéral" tout prêt. En revanche : "infirmier cherche remplaçant", "acquisition de patientèle", "entraide entre infirmiers libéraux"… une multitude de groupes.

L'objectif, c'est d'entrer dans ces groupes. Pas pour spammer pour voir de quoi traitent les discussions, quels sont les sujets. Ça me permet tout de suite de savoir si je suis sur la bonne voie ou si je fais fausse route. Et surtout, de m'immerger dans la culture de l'infirmière libérale : son jargon, ses interactions, sa manière de réfléchir.

Je lis, je fouille, je farfouille. Et assez vite, je vois des questions sur les débuts en libéral, sur le SIRET, sur l'URSSAF. Là je me dis : ok, je suis sur la bonne voie. Ça ne suffit pas encore, mais mon intuition semble bonne.

Ta cible peut être ailleurs : tape des mots-clés sur Facebook, YouTube, Insta. Et pense aux groupes connexes, pas seulement au mot-clé direct. Prends le temps de bien farfouiller et de t'imprégner de leur manière de parler et de leurs problèmes.

// Étape 02

Entre en contact sans faire le barbare

J'ai trouvé ma cible, je m'imprègne des discussions. Maintenant je veux entrer en contact avec elle. Mais pas comme un sauvage. Les gens ne me connaissent pas : je ne peux pas débarquer direct en MP. Dans 95 % des cas, le MP ne sera même pas lu, et je passe pour un spammeur.

Ce que je fais : je repère les conversations qui touchent ma compétence et le problème que je veux résoudre, et je commence à commenter. Pas "waouh super question". Non je commente en donnant de l'information, de la valeur. Face à une question précise, je réponds avec une posture d'expert : clair, net, concis. Pour qu'on comprenne que je connais le sujet.

À force, deux phénomènes se produisent. Un : la personne voit que tu sais de quoi tu parles, et continue à te poser des questions en commentaire. Deux : des gens t'envoient un MP, du genre "salut, j'ai vu que tu connaissais le micro-BNC, tu peux m'expliquer ?".

Le piège où je suis tombé : répondre à toutes les questions. Non. On ne veut pas donner tout son savoir. On veut montrer qu'on sait, pour que les gens discutent avec nous et qu'on puisse les avoir au téléphone. C'est ça, l'objectif.

Donc tu réponds un peu, puis tu bascules en MP : "ton cas a l'air précis, on continue en MP pour échanger". Et là, souvent, la personne te dit "j'ai pas de sous, je veux rien acheter". Sois très clair : "J'ai rien à te vendre. La seule chose que je veux, c'est mieux comprendre tes problèmes, tes douleurs. Si demain j'ai quelque chose, je me permettrai de revenir vers toi. Mais aujourd'hui, je n'ai rien à te vendre." Et ce n'est pas un mensonge : factuellement, tu n'as rien à vendre. Tu veux juste vérifier que ton idée est viable.

// Étape 03

L'appel : écoute active, zéro vente

Le rendez-vous téléphonique. Chose essentielle : tu n'as rien à lui vendre. Pas d'offre, tu t'es engagé à rien vendre enlève-toi ça de la tête. Si tu pars avec l'idée qu'il faut vendre quelque chose, c'est mort.

Tu appelles juste pour discuter. Ce que tu veux, c'est t'intéresser à la personne vraiment, pas de manière feinte. C'est de l'écoute active. Tu parles 10 à 20 % du temps, pas plus. Le reste, c'est pour ton interlocuteur. Tu poses des questions, tu poses des questions au miroir, tu rebondis pour creuser en profondeur.

Tu dois devenir un professionnel de la douleur de ta cible : la connaître par cœur, pouvoir l'expliquer les yeux fermés.

Dans mon cas, j'étais parti sur "un problème administratif". En passant ces appels, je me suis rendu compte que j'étais très loin du compte : ça, c'était la partie visible de l'iceberg. En discutant, plein de douleurs ressortent. Elles en ont marre de l'hôpital, des horaires impossibles, de ne pas voir grandir leurs enfants. Mais en même temps, elles ont peur de se lancer : combien je vais gagner tous les mois ? Est-ce que je vais trouver des patients ? Comment ça se passe avec les charges, avec la création d'entreprise ?

Ce sont elles qui me donnent les mots exacts. Plus tu poses les mots justes ceux de ta cible mieux tu comprends ce qu'il en est.

Et il me manque une dernière chose : est-ce que ma cible voudrait être accompagnée ? Donc je pose la question direct : "Est-ce que tu serais prête à payer quelqu'un pour t'aider à passer du point A au point B ?" Les réponses varient "j'y avais pas pensé mais ça pourrait être une bonne idée", "non je paierais pas pour ça", "oui j'adorerais qu'on m'aide". Et je répète l'opération sur 5 à 10 entretiens.

// Et l'offre ?

"Attends Matthieu, il te manque ton offre"

Tu as raison. Mais aujourd'hui, on n'est pas en capacité de figer une offre ultra structurée : elle va bouger au fur et à mesure des échanges. Rappelle-toi, entre mon idée de base et mes 5 premiers appels, l'offre avait déjà bougé.

Donc ce que tu fais, c'est une offre bêta. Dans mon cas, je l'ai appelée "de l'hôpital vers le libéral", et j'ai mis dedans les ingrédients qui répondent aux peurs de mes infirmières. C'est tout.

// La suite

Ton idée est validée. Et maintenant ?

Tu as trouvé où est ta cible. Tu l'as eue au téléphone. Tu as identifié ses douleurs en profondeur. Et tu as validé que si tu apportes une solution, elle est OK pour payer. Ton business, potentiellement, il est là.

La prochaine étape est simple : te faire connaître. C'est le sujet du prochain article.

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J'ai créé un PDF qui t'aide à poser ta cible, sa douleur et ta compétence. À remplir en 30 minutes. Pas un truc à lire — un truc à faire.

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Et si tu veux aller plus loin et pas faire ça tout seul, tu peux me contacter directement. J'accompagne les gens qui, comme toi, veulent lancer une activité sans se jeter dans le vide. Je n'accompagne que 3 personnes en simultané, pour être à 200 % avec toi et mettre les mains dans le cambouis. Ici, pas de formation vidéo : je suis avec toi et on avance ensemble.

// FAQ

Questions fréquentes

Comment valider une idée de business ?

En allant parler à ta cible. Tu la débusques là où elle se rassemble, tu entres en contact en apportant de la valeur, puis tu décroches des appels pour creuser ses douleurs et vérifier qu'elle est prête à payer.

Combien d'entretiens faut-il pour valider une idée ?

Entre 5 et 10. De quoi bien cerner les problématiques récurrentes et l'envie ou non de payer pour une solution.

Faut-il vendre pendant ces appels ?

Non, surtout pas. Tu n'as rien à vendre, et c'est vrai : tu n'as pas encore d'offre. Ton seul but, c'est de comprendre. Si tu pars pour vendre, c'est mort.

Où trouver sa cible pour lui parler ?

Là où elle se rassemble : groupes Facebook, YouTube, Instagram. Tape tes mots-clés, et pense aux groupes connexes, pas seulement au terme évident.

Faut-il une offre finalisée avant de valider ?

Non. Ton offre va bouger au fil des échanges. Tu pars sur une offre bêta qui répond aux peurs identifiées, et tu l'affines ensuite.

Matthieu Theveniaud Je bâtis des business dans la santé depuis 2016. Je montre aux soignants comment faire pareil.

Matthieu Theveniaud
L'auteur
Matthieu Theveniaud

Je bâtis des business dans la santé depuis 2016. Logiciels pour paramédicaux, cabinet de compta, assurances pour soignants, accompagnement à l'installation. 4 business montés, 2 revendus.

Aujourd'hui je montre aux soignants comment faire pareil : créer une activité à partir de ce qu'ils savent du terrain, pour que continuer à soigner devienne un choix.