// Partir à l'étranger
Publié le 2 octobre 2026
// En bref
En octobre 2024, on a quitté la France avec Jess et Giulia, qui avait 8 mois. D'abord le Mexique, aujourd'hui le Vietnam. Pas par rejet de la France : parce qu'on s'éteignait à petit feu dans la routine. On a tout reconstruit en 6 mois, et ça a rallumé chez moi la quête de sens. La leçon que j'en tire : si tu vas au boulot à reculons, un autre chemin existe. Et il n'oblige ni à partir, ni à tout envoyer péter du jour au lendemain.
Pourquoi on est partis vivre à l'étranger ? Ça fait deux ans, depuis octobre 2024, qu'on a quitté la France, Jess, Giulia et moi. Pour vivre au Mexique d'abord, et aujourd'hui au Vietnam.
Et je veux être clair tout de suite : on n'est pas partis par ressentiment. Notre pays, on l'aime, on est fiers d'être français. On est partis parce qu'à un moment donné, on avait envie de tenter une aventure.
// Le déclic
En 2023, on part en vacances avec Jess au Mexique, à Playa del Carmen. Et on kiffe.
Tu connais ce truc : en vacances, tu te dis "ah ouais, on vivrait bien là". Tout le monde l'a dit au moins une fois. Nous, on est passés du rêve à la réalité. On a essayé de concrétiser le projet, et on a fait plus qu'essayer : en octobre 2024, on s'installait à Playa del Carmen.
Et au moment de partir, on ne se dit pas "le Mexique c'est mieux que la France". On s'en fout, on n'est pas là pour comparer. On est là pour vivre notre expérience : voir si ça peut être bon pour nous de sortir de notre zone de confort et d'aller explorer un autre pays.
// L'impasse
En France, on était un peu dans une impasse. Plus bien dans le job, la routine, métro boulot dodo. Même si à Montpellier, t'as pas le métro.
Il faut dire ce qui est : on s'éteignait à petit feu, tous les jours. Et pour compenser, tu vas chercher des plaisirs un peu futiles le week-end. Tu t'amuses, super. Mais le lundi, ça revient. C'est la même chose.
Plutôt que de continuer comme ça, on a décidé de partir. D'aller chercher une autre aventure. Et de se dépouiller un peu, matériellement : quand tu pars à l'étranger, tu n'emmènes pas toute ta maison. Tu fais un maximum de tri, et tu repars de zéro.
// Le reset
Même si tu as passé 10 jours en vacances quelque part, dans la vraie vie, tu ne connais rien. Rien du tout. C'est un reset complet. Il a fallu tout reconstruire.
Trouver un endroit où on allait vraiment être bien.
Giulia avait 8 mois. Un tout petit bébé.
Repartir de zéro côté amis, côté entourage.
Et tout ça, on a réussi à le faire en 6 mois.
// La vraie raison
Le "ce serait trop bien de vivre ici", c'était le starter. Mais en vrai, tu vas chercher quelque chose de plus personnel.
Pour moi, c'était une quête de sens. Sortir du quotidien pour me challenger. Voir si j'étais capable de tout reconstruire ailleurs. Et voir si un autre rythme de vie pouvait me convenir.
Et tout ça, sans savoir exactement ce qu'on allait faire, avec un entourage qui nous prenait très clairement pour des ouf. Mais c'est ok. On est restés dans notre idée, et on l'a fait.
En tentant cette aventure, on a rallumé la flamme. Pas celle de notre couple, elle a toujours été là. Celle de la quête de sens.
// Recréer
Ce départ a engendré plein de choses. D'abord, il a fallu remonter un business, en digital, à distance. Je ne parle pas bien espagnol, et sur place, j'avais vite capté que trouver du travail n'allait pas être évident.
Et si tu commences à me connaître, tu sais que je n'aime pas être dépendant de qui que ce soit. Ni géographiquement, ni d'un associé, ni d'un employeur. Alors j'ai monté quelque chose tout seul. Et ça nous a permis de vivre.
Surtout, ça m'a remis en marche : "ok, j'ai recréé quelque chose, et ça fonctionne". C'était vraiment cool.
Mais avec le recul, ce que je faisais là, c'était la continuité de mon ancien métier, de l'entreprise que j'avais vendue (je raconte cette vente ici). Et au fond, ça ne m'allait plus vraiment. Alors j'ai recommencé : tu as vendu une fois, tu as recréé. Maintenant, revends, et recrée autre chose. C'est ce que j'ai fait, en le revendant à Stéphane.
Tout ça, c'est le fait d'être parti. D'avoir tenté quelque chose. D'avoir changé de chemin.
// Et toi ?
Si aujourd'hui, dans ton job, tu sens que la flamme s'éteint. Que tu le fais, mais que ça te saoule. Que tu y vas à reculons, parce qu'il faut payer la maison, et que tu ne peux pas faire autrement.
Ça, c'est ce que tu crois. En vrai, tu peux faire autrement. Tu as en toi la capacité de créer une vie qui te ressemble.
Tu m'aurais dit ça il y a 2 ou 3 ans, je t'aurais répondu "arrête avec tes phrases de gourou à la con, tu racontes n'importe quoi". Et je comprends que tu le penses. Mais avec deux ans de recul, force est de constater que ce n'est pas du bullshit. C'est complètement possible.
À une condition : en avoir envie.
// Pas besoin de partir
Pour moi, ça a été de quitter le pays. Mais tu n'es pas obligé de faire ça. Le déclic peut être ailleurs. Il peut être dans le fait de t'écouter, enfin, et de te demander :
Qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire ? Où est-ce que je prends vraiment du plaisir ? Où est-ce que je kiffe au quotidien ?
Peut-être que tu vas te réveiller un matin en te disant "en fait, je m'emmerde dans ce taf, ça ne me correspond pas". Peut-être que toi, tu avais envie, je dis une bêtise, d'aller élever des chèvres dans le Larzac. De voyager. De bosser dans le sport, dans l'associatif.
Ok. Mais pourquoi tu ne le fais pas ? Parce que tu crois que si tu lâches ce que tu fais, tu ne vas pas t'en sortir financièrement. Parce qu'il y a les crédits, les charges. Je suis passé par là, je sais exactement ce que c'est. Et si tu penses comme ça, dans la vraie vie, tu vas avoir raison.
Mais il existe un autre chemin. Et c'est toi qui décides si tu le prends ou pas.
// Deux chemins
À la sortie, le chemin que tu auras pris sera celui qui te correspond. Ça va paraître perché, mais suis ton intuition. Là où tu te dis "là, je serais bien", prends ce chemin.
// Le cheat code
Je suis très content d'avoir quitté la France. Pas parce que je n'aime pas mon pays, au contraire. Mais parce que dans mon cas, ça m'a permis d'aller chercher une aventure qui me fait avancer sur mon chemin, et d'être un peu plus heureux chaque jour.
Évidemment, ce n'est pas facile tous les jours. Je remets encore en cause certaines de mes décisions. Mais quand tu prends de la hauteur et que tu vois que tu fais ce que tu aimes, tu as gagné.
Le cheat code de la vie, ce n'est pas d'avoir des milliards, une grosse baraque et une BM. On s'en fout. Le cheat code de la vie, c'est de te lever tous les matins et de kiffer.
// Soyons honnêtes
Tu vas me dire : "c'est facile pour toi, Matthieu, tu avais monté une boîte et tu l'avais vendue avant de partir". Tu as raison. Je ne te dirai jamais le contraire.
Et je ne te dirai jamais non plus de tout faire péter du jour au lendemain. Ce n'est pas le message. Le message, c'est : ne passe pas ta vie à faire quelque chose que tu ne veux pas faire. Et la transition peut se faire en douceur, en construisant quelque chose à côté avant de lâcher quoi que ce soit.
// Ça te parle ?
Pas besoin de partir au bout du monde pour changer de chemin. Envoie-moi un message, et on regarde ensemble ce que tu pourrais construire, en douceur.
On en parle// FAQ
Pour nous, pas par rejet de la France. Par envie de sortir d'une routine qui nous éteignait, de nous challenger, et de voir si un autre rythme de vie pouvait nous convenir. Au fond, c'était une quête de sens.
Pour nous, environ 6 mois pour trouver un logement, une crèche pour notre fille de 8 mois, et se refaire un cercle social. Même si tu connais le pays en vacances, sur place, tu repars de zéro.
De mon côté, j'ai monté un business en ligne, géré à distance. Ça m'a évité de dépendre d'un employeur local ou de la langue, et ça nous a permis de vivre sur place.
Non. Pour moi, le déclic a été de partir, mais il peut être ailleurs. Il commence souvent par une question simple : qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire au quotidien ?
Non, et je ne le conseillerai jamais. La transition peut se faire en douceur : tu construis quelque chose à côté de ton activité, et tu changes de chemin quand c'est solide.