// Diversifier ses revenus
Publié le 29 septembre 2026
// En bref
Quand tu n'as qu'un seul job, une seule compétence, un seul revenu, le moindre coup dur te met à terre : une blessure, une réforme, l'IA, ou juste la lassitude. Tu diversifies tes placements, alors pourquoi pas tes revenus ? L'idée n'est pas de tout plaquer. C'est de garder ton activité et de construire à côté, à partir de ce que tu sais déjà, pour faire une transition en douceur le jour où tu en auras besoin.
Avoir plusieurs cordes à son arc. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Ce sont un peu des expressions de vieux. Mais c'est souvent là qu'on retrouve du bon sens, notamment dans le monde du travail.
Parce qu'aujourd'hui, si tu es uniquement sur un seul job avec une seule compétence, tu prends de gros risques.
// Le contexte
Regarde l'arrivée de l'IA, pour ne citer qu'elle. Les choses vont très très vite. Des métiers vont être complètement détruits, et d'autres vont être complètement créés.
C'est logique, pour ceux qui ont fait un peu d'éco : c'est la fameuse théorie de Schumpeter, la destruction créatrice.
Alors revenons à nos moutons. Si aujourd'hui ton savoir-faire, ce que tu sais faire de mieux, est menacé, que ce soit par une IA, par un concurrent, ou par plein d'événements que tu ne maîtrises pas, demain tu te retrouves à la rue.
Et là, tu n'as plus que tes yeux pour pleurer. Ou alors tu dois très vite remonter un business en apprenant une nouvelle compétence. Sauf que ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut du temps. Et c'est quand même mieux d'apprendre une compétence qui te fait plaisir, pour laquelle tu as de l'appétence. Pas une qu'on t'impose dans l'urgence.
// Le paradoxe
Quand tu fais un investissement, les vieux te disent : ne mets pas tout dans le même panier. Et franchement, je ne peux que les rejoindre. Tu ne mets pas tout sur un seul actif.
C'est la même chose pour ton job. Si tu dépends d'une seule activité et qu'il t'arrive quoi que ce soit, tu es coincé.
// Le coup dur
Prends un exemple. Tu es kiné. Tu as un problème à la main, et il s'avère que c'est sur le long terme. Ton activité, tu ne pourras peut-être plus l'exercer.
Tu vas me dire : "il y a la prévoyance". Oui. Et c'est très bien que tu aies pris cette garantie, elle va t'indemniser.
Mais au-delà de l'argent, intellectuellement, tu fais quoi ? Tu attends que le temps passe en touchant tes indemnités ?
Tu auras des loisirs, des activités, on est d'accord. Mais il va forcément te manquer quelque chose.
// La base
L'objectif, ce n'est pas de t'inventer une vie. Tu te bases sur tes compétences, tu regardes ce qui se passe autour de toi, et tu acquiers de nouvelles compétences pour te créer une autre source de revenus.
Par exemple : "je suis infirmier libéral. J'ai dû gérer des crises, des situations pas évidentes. Peut-être que je peux apporter cette expertise à quelqu'un d'autre." Ou alors : "j'ai repéré un manque dans mon quotidien. Je vais peut-être créer un logiciel pour y répondre."
C'est exactement ce que font les deux soignants que j'accompagne, tous les deux en libéral :
Les deux ont eu cette envie d'apprendre : la création de logiciel pour l'un, la création d'une offre, le marketing et la communication pour l'autre. Et ça leur permet de diversifier leurs revenus, donc leurs risques.
// Le second souffle
Il n'y a pas que les coups durs. Quand tu exerces pendant une dizaine d'années dans la même profession, il est humain et normal de ressentir de la lassitude.
Plutôt que de rester dans une activité qui t'a convenu mais qui ne te convient plus, tu peux en apprendre une nouvelle. Et plutôt que de sortir du jour au lendemain en prenant un risque énorme, tu fais une transition en douceur.
C'est ce que fait Stéphane : il conserve son activité d'infirmier libéral, et en parallèle, il développe ses accompagnements. Il ne se jette pas dans le vide. Et c'est justement en apprenant une compétence pendant que tu exerces encore que tu te donnes cette possibilité.
// Les pistes
Tu te sers de la compétence de ton métier pour accompagner ceux qui le font aussi.
Tu utilises tes compétences pour aider des gens, mais dans un autre domaine.
Tu te lances dans quelque chose de complètement nouveau, pour retrouver du plaisir et du sens.
Retrouver du plaisir, retrouver du sens, et en même temps gagner ta vie avec. Franchement, c'est plutôt chouette.
// Pour finir
Nos parents, et encore plus nos grands-parents, entraient dans une boîte et y faisaient toute leur carrière, du début à la fin. On est tous d'accord pour dire que c'est mort.
Aujourd'hui, une activité professionnelle peut prendre plusieurs formes. On peut se réinventer. On peut s'adapter, au marché, à la conjoncture, ou simplement à ses envies. Si tu arrives à te caméléoniser, à aller chercher de nouvelles compétences, à te remettre en question, tu trouves une nouvelle source de revenus et un second souffle.
Et surtout, tu arrêtes de subir. Fini le "il s'est passé ça, j'y suis pour rien, j'étais en train de faire mon job, je ne l'ai pas vu venir".
Si tu construis des activités à côté, tu n'as plus tous tes œufs dans le même panier. Et en cas de coup dur, tu peux agir.
// Ton projet
Envoie-moi un message, et on en discute ensemble. On regarde ce que tu sais faire, ce qui te fait envie, et ce qu'on peut construire à côté de ton activité.
On en parle// FAQ
Parce qu'avec un seul revenu, un seul événement suffit à tout arrêter : une blessure, une réforme, une évolution technologique. Une deuxième activité te protège, et te donne une porte de sortie si un jour ton métier ne te convient plus.
En gardant ton activité principale et en construisant à côté, à partir de ce que tu sais déjà faire. C'est ce que fait Stéphane, infirmier libéral : il continue d'exercer et développe en parallèle une activité d'accompagnement.
Elle te protège financièrement, et c'est essentiel de l'avoir. Mais elle ne remplace pas une activité. Si tu ne peux plus exercer, tu touches des indemnités, mais tu restes sans projet.
Trois pistes : aider tes confrères avec ton expérience, utiliser tes compétences dans un autre domaine, ou apprendre quelque chose de nouveau qui te plaît. Le plus solide reste de partir de ce que tu connais du terrain.
Non. Au contraire, 10 ans d'exercice, c'est 10 ans d'expérience à transmettre. La lassitude qui arrive avec le temps est normale, et c'est souvent le bon moment pour construire autre chose, en douceur.